Cette édition a constitué un moment fort de réflexion sur les enjeux de la science ouverte à l’ère du numérique. Elle a également permis de mettre en lumière le rôle stratégique de l’UVCI et de la Chaire UNESCO Intelligence Artificielle, Humanités et Science Ouverte — IAHSO dans l’accompagnement des transformations scientifiques, numériques et institutionnelles de l’enseignement supérieur ivoirien.
Une rencontre nationale autour des enjeux de la science ouverte
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Professeur KONÉ Tiémoman, Président de l’UVCI, du Professeur NINJIN Aka Fulgence, représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de la Professeure YOBOUE Véronique, Présidente de l’Université Nangui Abrogoua, des Vice-Présidents des autres universités publiques, ainsi que des représentantes de l’IRD, du bureau national de l’UNESCO et de plusieurs partenaires nationaux et internationaux de l’UVCI.
En réunissant ces différents acteurs, l’Open Access Week 2025 a offert un cadre de dialogue sur les mutations de la recherche scientifique, la valorisation des données, l’accès équitable aux connaissances et la nécessité de construire des politiques institutionnelles favorables à la science ouverte.
Pour la Chaire UNESCO IAHSO, cette activité s’inscrit pleinement dans sa mission de promotion d’une science plus accessible, plus responsable et plus inclusive. Elle confirme l’importance de créer des espaces de dialogue entre chercheurs, institutions, décideurs, partenaires techniques et acteurs de la société civile autour des nouvelles pratiques de production, de partage et de valorisation des savoirs.
L’UVCI, un acteur engagé pour l’ouverture de la recherche
Dans son mot de bienvenue, le Professeur KONÉ Tiémoman a rappelé que cette édition intervenait dans un contexte important pour l’UVCI, marqué par les dix ans d’existence de l’institution et par son engagement constant en faveur de l’accessibilité, de l’ouverture et de la collaboration dans l’enseignement supérieur et la recherche. Il a souligné que la science ouverte ne relève pas seulement d’un choix technologique, mais constitue un impératif pour renforcer l’impact de la recherche ivoirienne.
Cette orientation rejoint les objectifs de la Chaire UNESCO IAHSO, qui œuvre à l’articulation entre intelligence artificielle, humanités numériques et science ouverte. Dans un contexte où les données, les publications scientifiques, les infrastructures numériques et les outils d’intelligence artificielle transforment profondément la recherche, la Chaire entend contribuer à la construction d’un écosystème scientifique fondé sur l’éthique, l’inclusion, la collaboration et la visibilité internationale des productions africaines.
Vers un écosystème ivoirien de la science ouverte
Représentant le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Professeur NINJIN Aka Fulgence a salué l’initiative de l’UVCI et rappelé la volonté du gouvernement d’accélérer la transition vers des pratiques de recherche plus transparentes et interopérables. Il a encouragé les acteurs de l’enseignement supérieur à poursuivre leurs efforts pour faire de la Côte d’Ivoire un acteur majeur de la science ouverte en Afrique et au-delà.
Pour sa part, Madame COURET Dominique, représentante de l’IRD, a insisté sur la nécessité de construire un écosystème ivoirien et régional de la science ouverte autour de trois piliers : le renforcement des capacités, la mise en place d’infrastructures adaptées et l’élaboration d’un cadre institutionnel cohérent.
Ces orientations constituent des axes de travail essentiels pour la Chaire UNESCO IAHSO, dont l’ambition est d’accompagner les institutions d’enseignement supérieur et de recherche dans l’appropriation des principes, outils et pratiques de la science ouverte.
Des panels pour interroger les pratiques de recherche à l’ère du numérique
Au cours de cette 8ème édition, les participants ont pris part à plusieurs panels animés par des experts académiques. Les échanges ont porté notamment sur les enjeux éthiques liés au libre accès aux données, la valorisation des données de recherche, la visibilité des productions scientifiques et l’impact de la recherche ouverte.
Les experts, intervenant en présentiel et en ligne, ont également abordé l’importance des identifiants persistants tels que ORCID et DataCite pour les enseignants-chercheurs, ainsi que la nécessité de concilier libre diffusion des connaissances, protection des savoirs, propriété intellectuelle, brevets et équité dans l’accès aux résultats de la recherche.
Ces thématiques sont au cœur des priorités de la Chaire UNESCO IAHSO. Elles ouvrent des perspectives concrètes pour la formation des chercheurs, la structuration des dépôts institutionnels, la valorisation des données scientifiques, la promotion des ressources éducatives libres et le développement d’une culture de recherche ouverte dans les universités ivoiriennes et africaines.
La Chaire UNESCO IAHSO, un levier pour structurer la science ouverte
À travers l’organisation de cette 8ème édition de l’Open Access Week, l’UVCI confirme son rôle de pionnier en matière d’innovation numérique et de promotion de la science ouverte. Son dépôt institutionnel, sa Chaire UNESCO IAHSO, ses plateformes de formation et ses programmes de renforcement des capacités constituent des modèles dans l’espace universitaire ivoirien.
La Chaire UNESCO IAHSO entend poursuivre cette dynamique en contribuant à la production de connaissances, à l’animation scientifique, au renforcement des capacités et à l’accompagnement des politiques institutionnelles en matière de science ouverte. Elle se positionne comme un cadre de réflexion et d’action pour penser la recherche africaine dans un environnement numérique marqué par l’intelligence artificielle, les données ouvertes, les publications en libre accès et les exigences d’éthique scientifique.
Pour une science ouverte au service du développement
La 8ème édition de l’Open Access Week à l’UVCI a rappelé que la science ouverte est un enjeu stratégique pour l’avenir de la recherche en Côte d’Ivoire et en Afrique. Elle ne se limite pas à l’accès libre aux publications scientifiques ; elle concerne aussi les données, les méthodes, les infrastructures, les collaborations, les politiques institutionnelles et la capacité des sociétés à s’approprier les connaissances produites par la recherche.
En s’associant à cette dynamique, la Chaire UNESCO IAHSO réaffirme son engagement pour une science plus ouverte, plus éthique, plus inclusive et plus utile aux sociétés africaines. Elle entend contribuer à faire de la science ouverte un levier de souveraineté scientifique, de justice cognitive, d’innovation responsable et de développement durable.